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La procédure qui suit est présentée pour vous donner une idée de ce qui arrive une fois que vous avez porté plainte.
Vous devez savoir que la procédure est toujours adaptée aux circonstances particulières d’une situation donnée.
Si vous avez une raison de croire que la sécurité ou le développement d’un enfant sont compromis, vous devez le signaler au directeur de la protection de la jeunesse.
Si vous savez qu’un enfant est victime d’abus sexuel ou de mauvais traitements, vous êtes tenu de le signaler.
Cette étape est coordonnée par le directeur de la protection de la jeunesse (DPJ) et elle consiste essentiellement à :
L’évaluation vise à vérifier si les faits sont fondés.
Est-ce que la sécurité ou le développement de l’enfant sont compromis?
Est-ce que le cas doit faire l’objet d’une intervention dans le cadre de la Loi sur la protection de la jeunesse?
L’enquête vise à vérifier si les faits peuvent être établis dans le cadre de l’application du Code criminel ou en droit du travail.
Vous devez savoir que ce sont toujours les policiers qui procèdent aux interrogatoires des personnes qui font l’objet de soupçons.
Si les actes soupçonnés se sont produits dans un organisme ou un établissement (par exemple : une école) aucune mesure disciplinaire ou administrative ne peut être prise par une personne responsable (par exemple : le directeur de l’école) avant que les policiers n’aient rencontré le ou les suspects.
À cette étape, l’équipe de base (police, DPJ et autres) doit tenter d’arriver à un consensus sur les mesures à entreprendre.
Lorsque l’allégation est fondée, les membres de l’équipe doivent déterminer ce qu’il faut faire pour éviter une récidive, aider l’enfant et ses parents, etc.
C’est également à cette étape qu’un plan de communication est réalisé si la situation l’exige.
Chacun des membres assume les responsabilités qui relèvent de son champ de compétences et veille à ce que l’intervention globale soit cohérente.
De par son statut d’agent de la paix, le policier est tenu de recevoir toute plainte relative à une infraction contre la personne.
À l’étape du signalement, le policier doit recueillir la déposition. S’il y a lieu, il doit protéger la scène du crime et recueillir les éléments de preuve. Il commence ensuite son enquête.
Pour faire la preuve hors de tout doute raisonnable de l’infraction devant les tribunaux, le policier doit, entre autres :
Ensuite, le policier doit déposer son rapport d’enquête et discuter avec le substitut du procureur général de la pertinence d’une poursuite devant le tribunal.
Si vous désirez obtenir de plus amples renseignements, vous pouvez télécharger l’Entente multisectorielle relative aux enfants victimes d’abus sexuels, de mauvais traitements physiques ou d’une absence de soins menaçant leur santé physique à l’adresse http://www.mels.gouv.qc.ca/cond-fem/pdf/00-807-04.pdf.
© Gouvernement du Québec, 2011
La Sûreté du Québec, corps de police national, agit sous l'autorité du ministre de la Sécurité publique et a compétence pour prévenir et réprimer les infractions aux lois sur l'ensemble du territoire du Québec.